Robert Frassi

7 mai 2018

Nous étions très nombreux, avec beaucoup de personnes debout, pour accompagner dans la prière, notre ami et ancien maire de Robion, Robert Frassi.

Robert Frassi et son épouse qui avaient honoré de leur présence l'apéritif de rentrée paroissiale en septembre 2013

(​Robert Frassi et son épouse, qui avaient honoré de leur présence l’apéritif de rentrée paroissiale en septembre 2013)

Je voudrais vous partager les quelques mots que j’ai prononcé au début de la cérémonie.

Nous avons connu le maire, l’homme public, le compagnon de combat, l’infirmier en pharmacie, aussi dévoué et attentifs aux patients qu’engagé pour représenter et défendre ses collègues, toujours soucieux de lutter contre l’injustice.

Nous avons connu le sportif, rugbyman ou cycliste, sachant trouver dans l’exercice non seulement une ressource physique pour porter ses responsabilités, mais aussi le précieux soutien de l’amitié.

Nous avons connu l’homme, l’ami, l’époux, le père, le grand-père et nous gardons le souvenir d’un regard clair et profond, le souvenir d’un sourire large et sincère.

Nous savons combien ces derniers jours, ces dernières semaines, ces dernières années ont été éprouvants pour notre ami Robert d’abord, qui a su très tôt ce que seraient les suites et l’issue de cette maladie ; éprouvants aussi pour ses proches, impuissants et démunis, mais fidèlement et tendrement présents auprès de lui.

Peu à peu, notre ami Robert a semblé nous quitter, s’éloigner, mais jusqu’au bout, même faibles, même fragiles et presque imperceptibles, les signes qu’il était là ont persisté : une main serrée, une sourire léger, une lueur dans le regard... en particulier à Noël dernier en voyant ses petits enfants.

Dans ces derniers jours, notre ami qui parlait peu, a su dire encore beaucoup, en particulier dire sa reconnaissance et son amour à son épouse Martine, à ses enfants, à ses petits enfants.

Notre présence, aujourd’hui, est encore pour lui un témoignage de notre amitié, de notre reconnaissance, de notre estime. Notre présence et notre prière sont le moyen de ne pas laisser à la mort le dernier mot et d’affirmer notre espérance.

abbé Bruno Gerthoux

curé de Robion et des Taillades