Le Christ est vraiment ressuscité ! Vraiment ?

15 avril 2017

« Le Christ est vraiment ressuscité ! ». C’est l’annonce qu’utilisent les apôtres et les disciples entre-eux pour proclamer la Résurrection du Seigneur. Il faut avouer qu’eux-mêmes avaient eu du mal à y croire, parce qu’ils n’osaient même pas espérer ce qu’ils n’avaient pu ni comprendre, ni imaginer. Assurément, le Seigneur Jésus leur avait annoncé sa résurrection, mais ils n’avaient pas compris ce qu’il voulait dire, ils ne savaient pas ce que que voulait dire « ressusciter d’entre les morts ».

Quelles sont les preuves de cette affirmation ? Faut-il seulement chercher des preuves ? En effet, la résurrection du Seigneur n’est pas une évidence, même pour ceux qui l’ont vu ressuscité. Ce que nous apprennent les Evangiles, tout au long du Temps Pascal, c’est que les disciples ont pris peu à peu conscience de ce fait : le Christ est vraiment ressuscité.

Il n’y a pas de preuves, mais il y a des signes. Les preuves construisent des certitudes, les signes donnent une conviction. Et ce sont ces signes qui ont permis aux disciples de voir, de reconnaître le Christ ressuscité.

Parmi ces signes, il y a le tombeau vide, et les linges posés là. Ce premier signe ébranle les disciples, c’est le préalable pour découvrir et comprendre les autres signes. Il y a le témoignage de Simon Pierre : « le Christ est vraiment ressuscité, il est apparu à Simon-Pierre ». Pierre est le garant de la foi, et à sa suite, ses successeurs les papes et l’Eglise, c’est-à-dire la communauté chrétienne qui gardent et transmettent ce témoignage.

Les signes, ce sont encore ses plaies à ses poignets et à son côté. Ces signes qui emporteront la conviction du plus incrédule, Thomas. C’est encore la fraction du pain par lequel les yeux des disciples d’Emmaüs s’ouvrent, après que leur cœur ait été ouvert à la compréhension de la Parole.

Ces signes, c’est aussi lorsque le Seigneur Jésus dit « Marie ! », à Marie-Madeleine qui parlait avec celui qu’elle prenait pour le jardinier. A ces mots, son cœur est touché, elle reconnaît le Seigneur. C’est cette rencontre personnelle avec le Christ ressuscité qui est la condition pour le reconnaître, aujourd’hui encore, présent et œuvrant par sa grâce au cœur de nos vies.

Ce que nous célébrons à Pâques, c’est aussi bien ce fait de la Résurrection, que le fait que nous puissions vivre avec Lui aujourd’hui.

abbé Bruno Gerthoux, curé de Robion et des Taillades